Etat d'âme.
Je suis pleine de rien, je ne me suis jamais sentie aussi vide.
Au fil des jours, à restée enfermée chez moi, passant mes journées a regarder des animes/Dramas et manger. Et mes nuits a faire la boulimique en lisant du Nothomb.
Je me rends pourtant compte que je m'enferme dans un monde de fiction, de fantastiques et de larmes mais j'y plonge un peux plus a chaque couché de soleil. Sans pouvoir m'en empêcher, la réalité m'échappe, le peu de sociabilité en moi s'éteint au fur et a mesure.
Le fil me reliant au réel se fragilise toujours plus. Mais qu'est-ce, le réel ? ou commence la fiction ? La limite les séparant n'existe plus pour moi. Elle na plus raison d'être. Réalité et fiction se lient comme deux êtres fous l'un de l'autre. Si bien que je ne serai même pas surprise qu'Aoyagi Ritsuka vienne sonner a ma porte =). J'attends, J'attends comme un malade agonisant sur un lit d'hôpital attends la mort, le moment ou cette fiction voudra bien m'emmener, m'enlever, me séquestrer qu'importe tant que je n'aurais plus rien a devoir à votre dur et froide réalité. Celle qui vous fais redescendre sur terre alors que vous alliez rencontrer un ange. Celle qui vous transperce le c½ur d'une épine acérée alors que vous commenciez juste à vous sentir vivant. Oui c'est celle la que je veux fuir a tout prix. Ne plus sentir cet élan glacial dans mes veines. Cet hurlement infernal qui vous rappel que le monde est cruel.
Dans le fond, nous passons notre vie a fuir quelque chose ou quelqu'un, et bien souvent ce quelqu'un c'est nous même. Ce « je » que nous n'arrivons à définir avec aucun mots. Qui nous répugne mais avec qui nous sommes obligé de passer le restant de notre jours, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Et vient un jour ou nous ne supportons plus les litanies monstrueuses que nous renvoie notre reflet dans un miroir. Un jour ou nous avons l'honneur de rencontrer ce Monsieur ou Madame « La Mort », et même s'il ne s'agit que d'une rencontre éclair, ce fut l'aboutissement de toute une vie. Toutes nos épreuves closes par une et unique rencontre. Un coup de faux.